Balloon Kid

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  • Nom : Balloon Kid
  • Editeur : Nintendo
  • Console : Game Boy / Famicom
  • Année : 1990
  • Genre : Plateforme ballonnée

 

Les débuts de la NES voyaient succéder les jeux d’arcade au concept aussi simple qu’efficace, et pleinement adapté au versus. On citera bien sûr Mario Bros, Joust, ou le moins connu Balloon Fight de Yoshio Sakamoto, qui aux côtés de Gunpei Yokoi créera plus tard la série des Metroid. Mais ce n’est pas de cet âge d’or que nous allons parler ici, mais de la suite spirituelle de Ballon Fight, à savoir Balloon Kid.

 


 

Balloon Kid dispose de trois modes de jeu : le mode un joueur, le mode versus, et le mode Balloon Trip. Ces deux derniers modes étant issus de Balloon Fight, on va donc commencer par les anciens.

Dans le mode versus, chaque joueur dispose de deux ballons. Pour gagner la partie, il faut ramasser plus de ballons que son adversaire. Le maniement est relativement simple : on saute avec le bouton A, et en tapotant le bouton, on vole, en gérant l’inertie. 

Pour le mode Balloon Trip, il consiste à aller le plus loin possible, en évitant les obstacles dans un scrolling imposé de droite à gauche, où toute chute est synonyme de mort. Le maniement reste le même.

 

     


 

Mais il est temps de s’attaquer au premier mode de jeu, le mode un joueur, le gros morceau. Car nous ne sommes plus dans la première moitié des années 80, où le scénario était inutile. Non, la dernière décennie de ce vingtième siècle approche à grands pas, et la sophistication narrative qui va avec. Dans Balloon Kid, le jeune Jimmy se fait enlever par… lui-même, s’étant attaché par erreur à trop de ballons, mais comme il n’est pas totalement stupide, il lâche progressivement ces derniers. Et sa soeur Alice va suivre les ballons pour le retrouver. Oui, on en 1990, faut pas non plus chercher trop loin.

 

     

 

 

Niveau gameplay, le mode un joueur reprend le principe du mode Balloon Trip, à savoir éviter des obstacles dans un scrolling imposé allant de droite à gauche, avec néanmoins la présence de plates-formes. Posée sur l’une d’entre elles, Alice a la possibilité de gonfler son ballon en tapotant sur bas (jusqu’à deux ballons disponibles). C’est notamment utile lorsque le joueur doit abandonner ses ballons avec le bouton B, pour se faufiler dans des lieux plus étroits. C’est tout ? Ouais, c’est à peu près tout. Si on rajoute que tous les deux stages, il y a des boss qu’il faut éliminer en leur sautant sur la tête, on a fait le tour du système de jeu. 

 

     

 

 

Concernant l’architecture des niveaux, nous avons ici une difficulté admirablement progressive, avec de moins en moins de plates-formes, de moins en moins de bonus stages (et ceux-ci sont bien sûr de plus en plus difficiles) et un scrolling de plus en plus rapides. Il faudra néanmoins attendre le sixième des huit niveaux pour avoir minimum de challenge, le jeu étant globalement très simple. Certains diront que c’est pour cela que l’ennui s’installe si vite, mais au vu de la fin du jeu, un débat se pose : qu’est-ce qui est préférable, l’ennui ou la frustration ? Car le dernier quart de Balloon Kid montre que la cartouche peut se montrer exigeante, avec des passages millimétrés. Sauf que la maniabilité ne suit pas, étant plombée par une inertie d’autant plus démoralisante que chaque obstacle nous envoie valdinguer à l’autre bout de l’écran. Par obstacle, j’entends également le bord de l’écran. Rageant.

 

     

 

 

Malgré ses défauts de conception, il est nécessaire de préciser que Balloon Kid reste tout à fait honnête, étant largement sauvé par son enrobage. Si le graphisme n’est pas sublime, il est mignon, et il y a une vraie continuité dans les environnements traversés. Et surtout, la musique de Hip Tanaka est un vrai régal, accompagnant parfaitement l’action. Certes, c’est la même mélodie que dans Balloon Fight, mais elle manifeste merveilleusement bien cette sensation d’envol et de voyage,  et nous donne l’entrain nécessaire pour ce périple.

 

     


S’il souffre d’une certaine mollesse dans le maniement et d’une durée de vie ridiculement faible, Balloon Kid a néanmoins le minimum d’âme qui lui permet de ne pas sombrer dans la masse des jeux de plate-forme de la Game Boy.

 

 

 

Hello Kiity World

 

Balloon Kid n’est jamais sorti au Japon sur Game Boy... Du moins pas avant 2000, sur Game Boy Color, notamment via le système de téléchargement Nintendo Power.

Néanmoins, avant cela, la Famicom a eu droit à sa version avec Hello Kitty World. Les sprites sont plus petits, permettant à l’intégralité de l’action de tenir en un seul écran sans scrolling vertical, et certains graphismes ont été (mal) refaits, en plus de la couleur qui pique les yeux. Et c’est tout, level design, effets sonores et tous les autres aspects du jeu sont de leur  côté strictement identiques.

 

 

 

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Article rédigé par tfoth le 24/07/2011